interview de Rob Riches

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TEXTE JOHN PLUMMER // PHOTOS TAUSEEF ASRI

Rob Riches est l’un des meilleurs ambassadeurs britanniques du fitness. ici, il explique comment son développement physique lui a permis de quitter Aldershot pour aller vivre à Los Angeles.

Il y a cinq ans, Rob Riches n’était qu’un nouveau venu qui espérait percer dans  le milieu du culturisme britannique. Avec son physique bien musclé, son look de beau gosse et ses cheveux blonds en épis, il se disait (sans doute à raison) qu’il avait le potentiel nécessaire pour se faire un nom dans deux domaines assez liés, à savoir le fitness et le mannequinat. Le hic est qu’il ne savait pas vraiment quelle était la bonne démarche à adopter pour y arriver. Il s’était dit que la compétition de bodybuilding le ferait peut-être connaître. Il a donc disputé une compétition régionale organisée par la “British Natural Bodybuilding Federation” et a remporté le titre dans la catégorie “Premiers pas” grâce à son physique écorché de 80 kg. Cette victoire n’a certes pas eu un retentissement mondial, mais elle lui a donné assez de confiance pour concrétiser ses aspirations. “J’ai eu le sentiment que j’avais enfin trouvé un domaine pour lequel j’avais de réelles capacités,” déclare-t-il.

Cela a constitué le premier pas vers un mode de vie dont rêvent tous les adeptes du fitness. Âgé aujourd’hui de 26 ans, Rob habite à Los Angeles. Dans cette ville baignée par le soleil, il travaille comme entraîneur personnel et modèle musclé. Il a aussi un palmarès sportif bien fourni. Nombreux sont ceux qui espèrent réaliser un tel parcours, mais rares sont ceux qui y parviennent.

Rob s’est sculpté un physique hors norme et a utilisé ses succès en compétition pour se propulser jusqu’au sommet de sa profession. Son torse aux muscles saillants et découpés lui a valu le trophée aux championnats du monde Muscle Model FAME et aux championnats du monde de la  WBFF Fitness Model ainsi que la publication de ses photos dans de nombreux magazines. Il est difficile de trouver beaucoup d’athlètes britanniques ayant connu un tel succès international au cours de ces dernières années.

 

En 2008, le gouvernement américain a accordé à Rob un visa de travail sur la base de sa ‘capacité extraordinaire’: voilà une belle approbation officielle! Sur son visa, on peut lire qu’il est “modèle fitness”, mais Rob est allé bien au-delà de ce statut. Son ambition est d’être reconnu comme spécialiste du fitness auprès du grand public. Étant diplômé en réalisation cinématographique, il utilise ses aptitudes à bon escient en produisant des vidéos, des blogs et des programmes d’entraînement en ligne, disponibles sur son site Internet. Quand nous l’avons interviewé, il avait été sélectionné pour parler du fitness sur la chaîne Fox TV. “J’ai été animateur, spécialiste sportif et conseiller en motivation tout à la fois,” précise-t-il. “C’est le genre d’image que je veux faire passer.”

 

Aujourd’hui, la vie que mène Rob est bien loin de celle qu’il a connue quand il était petit garçon à Aldershot, dans le Hampshire (Angleterre). Il n’était même pas le meilleur athlète de la famille. Bien qu’éclipsé par les succès sportifs de son cousin, plus âgé que lui, il était décidé à ne pas se laisser faire. Comme c’est souvent le cas, l’adversité est ce qui l’a poussé à agir. À 15 ans, il s’est fracturé une épaule en faisant du VTT; quand il n’a plus eu le bras en écharpe, il a pris la résolution de devenir plus fort. Par chance, il se trouvait que Bob Campbell, le laveur de carreaux qui venait chez eux, était un powerlifter bien connu. La mère de Bob lui a demandé d’emmener ce dernier à l’entraînement.

“J’ai dit à Bob que je voulais avoir une vraie tablette de chocolat et des bras musclés,” explique Rob. Toutefois, quand Bob l’a emmené dans une salle de musculation “pure et dure” à Farnborough, l’adolescent impatient n’a pas tardé à découvrir ce qu’était la musculation sans concession. “Je portais un short de jogging et un maillot de corps minuscule, comme si j’étais un athlète en herbe! L’endroit était plein de bodybuilders qui me regardaient,” se souvient-il. “La première machine que j’ai utilisée était celle pour les mollets debout, mais je m’en suis servi pour faire du développé: je n’y connaissais rien!”

 

Malgré ce début peu prometteur, Rob a appris petit à petit la bonne technique d’exécution. À 17 ans, il prenait déjà plus de 100 kg au développé couché et affichait la “tablette de chocolat” qui lui tenait tant à cœur. “J’en étais arrivé au point où je posais tellement de questions que je n’arrivais pas à avoir assez de réponses. J’ai donc commencé à acheter des magazines et à demander autour de moi quelle était la marche à suivre pour que je fasse passer mon entraînement au niveau supérieur,” déclare Rob. À 20 ans, Rob travaillait dans une salle de sport et il a résolu de poursuivre sérieusement ses ambitions. Il a envoyé quelques photos à des sponsors potentiels et LA Muscle, le fabricant de compléments nutritionnels sportifs, lui a offert un contrat: leur association a duré pendant plusieurs années, puis s’est terminée récemment, en bons termes d’ailleurs. Rob a animé sa propre émission sur LA Muscle TV: elle a été diffusée sur la chaîne Sky Channel 28. LA Muscle a même donné le nom de Rob à son produit “Norateen Hollywood Body.” 

 

Parham Donyai, propriétaire de LA Muscle, a suggéré à Rob d’essayer la compétition comme moyen de se faire connaître. Ce conseil s’est avéré bien judicieux car, au fil des années, les victoires de Rob sur les scènes culturistes britanniques et internationales lui ont servi de tremplin et lui ont assuré un plus grand succès commercial en tant que modèle et entraîneur. “J’ai fini par comprendre que si l’on veut réussir dans cette voie, il faut l’envisager comme un business,” affirme-t-il.

Lors de son premier concours en 2005, Rob pesait 80 kg, soit 4,5 kg de plus que son poids actuel. Cette même année, il a fait quatrième aux championnats de Grande-Bretagne BNBF, mais il s’est véritablement imposé dans sa discipline l’année suivante en remportant quatre compétitions, dont le Fitness Britain Musclemania ainsi que des concours régionaux de qualification de la BNBF et de la Natural Physique Association. Cependant, c’est sa victoire en junior lors de la finale mondiale de Musclemania à Hollywood qui lui a permis de se faire vraiment remarquer. “J’ai commencé à être reconnu dans le secteur du fitness,” explique-t-il. Il a également décroché ses premiers contrats de modèle. Les choses se mettaient en route…

Après Hollywood, le Hampshire était plutôt terne! “Quelque chose n’allait pas,” précise-t-il. “L’environnement, le mode de vie, les possibilités de réaliser mon rêve (me bâtir le meilleur physique possible), je ne pouvais trouver tout cela qu’en retournant en Californie.” Suite à sa prestation à Musclemania, il avait reçu des offres d’emploi aux U.S.A. Peu après, il faisait la navette entre les deux continents jusqu’à ce que son visa lui soit accordé en 2008. Depuis, il vit en Amérique, mais il lui arrive encore de faire un saut en Angleterre. 

 

DIRECTION, LES U.S.A!

Au début, la vie en Amérique a été accablante. “Quand je suis arrivé, j’avais un peu la grosse tête,” se souvient-il. “Je pensais que j’allais me retrouver en vedette dans des magazines parce que j’avais gagné des compétitions. D’abord, je n’ai figuré que dans un seul magazine et les photos n’étaient pas terribles. J’ai alors compris qu’il fallait que je sois tout le temps quasiment en forme de compétition au cas où une opportunité se présenterait. Mon corps est mon fonds de commerce et, sur ce plan, je dois avoir une approche très professionnelle.” Cumulés avec son nouveau mode de vie, ses déplacements constants d’Europe aux U.S.A et vice versa expliquent son mauvais résultat à la finale des championnats du monde FAME en 2007. “Je me suis laissé prendre par le style de vie hollywoodien et mon entraînement a été relégué au second plan,” souligne-t-il. Cependant, une fois installé pour de bon à Los Angeles, il s’est attelé à la tâche et a remporté la finale des championnats du monde FAME en 2008. “Après cela, je n’ai plus souhaité faire de compétition, parce que FAME m’avait demandé des mois de préparation et de régime,” déclare-t-il. Toutefois, il a la compétition dans le sang: il s’y est donc remis l’an dernier et s’est adjugé le titre dans la catégorie “modèle fitness” aux championnats du monde de la WBFF à Toronto, au Canada: il considère cette victoire comme sa plus belle réussite. “Au vu du niveau des compétiteurs et de l’organisation, c’est la fédération de modèles fitness la plus prestigieuse de toutes,” affirme Rob. Il participera de nouveau à ces championnats à Toronto le 19 septembre. “Il est normal que je remette ça, soit pour garder mon titre… soit pour le perdre,” explique-t-il. À ce jour, Rob a excellé dans les trois grands concours internationaux de modèles fitness: Musclemania, FAME et la WBFF. Ce sont des manifestations très médiatisées qui mettent en vedette des athlètes au physique moins extrême et plus “vendable” que celui des compétiteurs de bodybuilding. Bien entendu, il faut avoir une musculature bien développée et définie, mais on est également jugé sur d’autres critères (cheveux, traits du visage et charisme). Après tout, les organisateurs recherchent des hommes susceptibles de promouvoir une certaine hygiène de vie auprès d’un marché de masse. “Je conseillerais à quiconque s’intéresse au métier de modèle fitness de disputer des compétitions,” fait remarquer Rob. “Elles aident à se faire connaître; elles font l’objet de beaucoup de reportages et, étant donné que tout le monde est là, on peut établir énormément de contacts.”

 

Bien que parfaitement au diapason de ce milieu, Rob n’en demeure pas moins impatient de se remettre au bodybuilding, ce qui est étonnant. “Pour moi, être en photo dans les magazines est génial, mais je veux être le meilleur dans un domaine particulier. Le bodybuilding me plaît parce que j’aime bien me donner à fond et voir mon physique se transformer,” ajoute-t-il. Toutefois, il faudra attendre quelque temps avant que cela se produise car Rob a beaucoup à faire avec sa nouvelle vie en Amérique. Il a quitté le centre- ville de Los Angeles pour s’installer dans la zone relativement tranquille de Valley. “C’était trop fébrile,” reconnaît-il. “Les gens surnomment Los Angeles ‘La La Land’ et je comprends pourquoi: l’ambiance a de quoi vous rendre particulièrement désagréable.” Il n’a pas exclu la possibilité d’un retour en Angleterre un de ces jours. “Quand je suis arrivé ici, je pensais que je ne reviendrais jamais au pays mais, maintenant, je n’en suis pas si sûr,” déclare-t-il. Peut-être que le temps humide lui manque?

 

ENTRAÎNEMENT ET NUTRITION

L’entraînement sera toujours au centre des préoccupations de Rob, quel que soit le pays où il vivra. Quand le physique est un gagne-pain, il faut rester en forme toute l’année au cas où l’on soit appelé à faire une séance photo au pied levé: c’est pour cela qu’il fait de la musculation cinq fois par semaine. Après des années où il a essayé différents programmes, il explique qu’il s’entraîne essentiellement au feeling et qu’il fait beaucoup de supersets où il combine exercices de base et exercices d’isolation, avec des temps de repos assez brefs.

“Très tôt, j’ai appris que ce qui compte, c’est la qualité de l’entraînement et non pas des séances marathons, effectuées deux fois par jour, six jours par semaine. Ma philosophie d’entraînement est qu’on doit s’efforcer d’avoir un mode de vie tout à fait équilibré et suivre fidèlement la même ligne directrice: cela veut dire observer une progression dans les entraînements et s’accorder assez de repos et de récupération. J’avais du mal à faire ça au début, c’est-à-dire à ne pas m’entraîner pendant plusieurs jours, à ne pas toucher à une seule charge.”

Il mange six fois par jour et effectue quatre ou cinq séances hebdomadaires de cardio: avant son premier repas, il fait 60 minutes à une intensité modérée. “De cette façon, je n’utilise jamais le glycogène comme carburant: il reste dans mes muscles et l’énergie est fournie principalement par mes réserves adipeuses. Pour varier, je fais maintenant trois séquences de 20 minutes sur le vélo fixe, le stepper ou le tapis de jogging fortement relevé, plus un circuit d’abdos entre chaque appareil. J’arrive à brûler environ 800 calories, dont un grand pourcentage est issu des graisses.”

 

Autrefois, il observait un régime monotone d’œufs, flocons d’avoine, poulet, dinde, poisson, riz et quelques légumes tels que brocoli, asperges et haricots verts. Tout cela a changé: “J’en ai vite eu assez du nombre limité de combinaisons possibles avec ce type d’aliments et j’ai fini par succomber à la tentation ou, pour être plus précis à manger n’importe quoi: le résultat n’était pas beau à voir! Les bodybuilders sont peut-être les pires au point de vue régime yoyo: ils ont une alimentation hyper stricte pendant quelques mois et, après un concours ou bien pour prendre de la masse, ils se goinfrent de tout. J’ai appris que l’équilibre diététique est bien meilleur pour la santé et plus durable que les régimes extrêmes: ceux-ci sont valables pendant un laps de temps limité en préparation de concours, à condition que ce ne soit pas trop fréquent. Par contre, il est souvent inutile d’observer ce genre de régime tout au long de l’année.”

 

Les suppléments que prend Rob sont la L-glutamine, les BCAA, la whey protéine, des enzymes digestives, des multivitamines et le ZMA. “En période de sèche, je fais des cycles de brûleur de graisse thermogène, thé vert et caféine (pour une plus grande stimulation) et des acides gras essentiels, tout au long de la journée, pour accentuer la fonte adipeuse et aussi pour avoir de l’énergie parce que je ne mange pas plus de 120 g de glucides par jour, ce qui est peu,” précise-t-il. Maintenant qu’il n’est plus avec LA Muscle, il recherche un nouveau sponsor.  

Vu que son physique est plus esthétique qu’énorme, il n’est pas étonnant qu’il cite Frank Zane, Shawn Ray et Bob Paris comme étant ses bodybuilders favoris. “Ce sont eux qui m’ont amené à m’intéresser au culturisme,” avoue-t-il. À l’époque où il était ce gamin impressionné par son cousin, il était bien loin d’imaginer qu’il deviendrait lui-même, un jour, une source d’inspiration pour les autres.

 

Les trois exercices favoris de Rob

 

1. OISEAU À LA POULIE 


À l’issue de ma première compétition, on m’a dit que mon buste éclipsait mon dos lors des quarts de tour: je me suis donc attaché à accentuer les séparations entre mes épaules et mon dos. Du même coup, ma carrure s’est élargie et cela semble mieux convenir à ma ligne. 

 

2. DÉVELOPPÉ INCLINÉ AVEC LA BARRE 


On peut apprendre beaucoup de choses en discutant avec les juges après une compétition et en découvrant ce à quoi on doit être plus attentif. Mes pectoraux étaient un de mes meilleurs groupes musculaires, mais on m’a dit que je pourrais les améliorer davantage en leur donnant plus d’épaisseur dans leur zone supérieure. J’ai donc privilégié le banc incliné à la place du banc plat de manière à donner la priorité à cette partie de la poitrine quand je travaillais les pectoraux.

 

3. RELEVÉ DE JAMBES SUR BANC INCLINÉ


Ma sangle abdominale a toujours été assez bien développée, surtout à l’approche d’une compétition, mais elle n’était pas aussi profondément découpée en bas qu’en haut. En faisant des relevés de jambes sur un banc plus ou moins relevé, j’ai vraiment développé et épaissi la partie inférieure de mes abdos.

images additionnelles

 

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Commentaires : 1
  • #1

    obat sipilis (mercredi, 08 novembre 2017 03:42)

    Very interesting information and very inspiring